Eglise Saint-Genieys

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Les couleurs liturgiques

La gloire et la beauté de l'Église consiste surtout dans son intérieur, c'est-à-dire dans sa foi, sa charité et son espérance. Elle aime cependant à varier les couleurs dont elle se pare aux yeux de l'époux. Les couleurs liturgiques doivent donc nous aider à faire concorder nos sentiments avec ceux de l'office pour en recevoir toutes les grâces.

C'est environ au XIIIème siècle qu'est réglé l'emploi de couleurs déterminées à des fêtes ou à des occasions bien définies, et ceux, principalement, pour des motifs d'ordre symbolique. Innocent III (+1216) ne mentionne cependant que quatre couleurs: le blanc, le rouge, le noir et le vert. Le violet est déjà néanmoins utilisé pour les saints Innocents et le dimanche de Lætare.

 

Le blanc est le symbole de la pureté, de la joie et de la gloire.

Il est employé de Noël à l'Épiphanie, du Samedi saint à la veille de la Pentecôte, pour les fêtes de la Très Sainte Trinité, de Notre-Seigneur (sauf celle de la Passion), de la Très Sainte Vierge, des anges, de la Toussaint. On emploie aussi la couleur blanche le Jeudi saint à la messe Chrismale et à la messe de la Cène du Seigneur.

 

Le rouge est la couleur du feu et du sang, il rappelle l'ardente charité des martyrs qui ont versé leur sang pour la foi. C'est aussi la couleur du feu du Saint-Esprit, l'Esprit d'amour. Il nous prêche la générosité, la force et le courage.

Il sert depuis la veille de la Pentecôte à la messe jusqu'à la messe du samedi suivant, aux fêtes de la Sainte Croix et du Précieux Sang, aux fêtes des Apôtres et Évangélistes, aux fêtes des martyrs. On emploie aussi le deuxième dimanche de la Passion (dimanche des Rameaux) mais uniquement pour la bénédiction des rameaux, la messe qui suit devant être dite en violet.

 

Le vert. Il symbolise l'espérance matérialisée par le rameau d'olivier que la colombe de Noé tenait dans son bec (Gen 8, 11), la poussée des feuilles, la croissance, la vie, la promesses des fruits et des récompenses. Il nous incite à cultiver le jardin de nos âmes, à extirper les ronces et les épines, afin que croissent les bonnes œuvres, présage d'une abondante moisson.

il est utilisé de l'octave de l'Épiphanie à la Septuagésime et de l'octave de la Pentecôte à l'Avent.

 

Le violet, couleur de la chair meurtrie, est le symbole de la mortification et de la tristesse, du repentir et de la pénitence.

On utilise le violet au temps de l'Avent, de la Septuagésime et du Carême (hors Triduum Pascal).

Les ornements de couleur rose (qui n'est qu'une variante du violet) peuvent être employés le troisième dimanche de l'Avent (Gaudete) et le quatrième dimanche de Carême (Lætare). Le rose signifie comme un soulagement au milieu des rigueurs de la pénitence.

 

Le noir est la couleur de la douleur et du deuil.

On l'emploie le Vendredi Saint et aux messes et offices des morts.

Lorsque les ornements sont noirs, le conopée, ou voile qui recouvre le tabernacle, doit obligatoirement être violet et non noir, pour manifester que Dieu présent au tabernacle est toujours vivant.

 

NB :  nous n'avons donnés ici que les principaux emplois des couleurs liturgiques, certains usages ont été omis (messes votives, sanctoral, ...)



01/02/2013
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